Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Description


Un relief aux amples ondulations

Vallée du ruisseau de Seigy, aménagé en espace public à Châteauvieux et bordé de raides coteaux boisés     Coteaux du Cher planté de vignes, donnant au loin sur le coteau de la rive droite, sud de Meunes

Vaste point de vue ouvert sur la vallée depuis les coteaux du Cher, La Poterie, Saint-Georges-sur-Cher
Les coteaux du Cher, plus vastes que la simple marge de la vallée, s'étendent sur une épaisseur de 4 à 8 kilomètres en moyenne pour une longueur totale de 25 kilomètres environ. Ils s'organisent en une succession de rouergues et de vallées qui prennent leurs sources sur la crête dessinée par la confluence de l'Indre et du Cher : la forêt de Brouard l'occupe, marquant la limite du bassin versant du Cher à l'extrémité sud du département. Les ruisseaux de Seigy, de Civière, de Senelles, de Chézelles et le Traîne Feuille, creusent le calcaire du sous sol pour y imprimer de profonds vallons, resserrés, bordés de coteaux boisés et de roche à nu. Les hauteurs, à l'inverse, forment des croupes aplanies qui dominent la vallée, ouvrant des vues largement dégagées vers le coteau nord du Cher et au loin la Sologne.

Un paysage agricole partagé entre la vigne et un bocage qui s’ouvre à la grande culture

Vignoble ouvrant de larges vues sur le coteau de la rive droite et sur la Sologne     Secteur de transition entre vigne et grandes cultures, les Vouillons, Châteauvieux

Secteur de bocage parsemé de petits bois, sud de Saint-Aignan

Grande culture progressant sur le bocage, le Chaillou, Châteauvieux
La plus grande partie du territoire est destinée au vignoble qui peigne les reliefs de ses rangs serrés. La faible hauteur de la vigne permet au regard de porter loin et d'apprécier un paysage ouvert remarquable. Une bande irrégulière de un à trois kilomètres de profondeur est ainsi plantée de vigne en rebord de vallée du Cher, avant de céder la place aux cultures. Sur les terres les plus hautes, installée entre les nombreuses parcelles boisées, la grande culture cohabite avec ce qu'il reste d'un ancien maillage bocager où subsistent quelques pâtures. Les paysages sont alors davantage séquencés par les bois qui limitent la profondeur de vision et cadrent les vues.

Une lisière boisée en appui sur le Berry

Petit bois de châtaigniers en bordure de la forêt de Brouard     Vallons boisés où le vert foncé des pins anime le paysage de lisière, Peumen, Pouillé
Les bois sont omniprésents sur l’ensemble des coteaux, sous forme de petits bosquets, de boisements spontanés sur coteaux des vallées et vallons, ou bien encore de forêts. Le paysage apparaît ainsi marqué par des silhouettes arborées. Quelques massifs se détachent particulièrement, constituant de façon presque continue la limite visuelle des coteaux vers le sud : les forêts d’Aiguevives et de Brouard, les bois de la Juperie et des Tailles. Constitués en grande partie de feuillus, ils sont occasionnellement rehaussés de bouquets de conifères qui enrichissent les ambiances de lisière.

Une faible occupation humaine installée principalement dans les vallons

Les hauts coteaux du Cher, au relief chahuté et cultivé, apparaissent assez peu habités. Hormis lors du passage de l'A85 en marge sud, la présence de l'homme est assez peu perceptible. Les villages, rares et modestes, sont principalement installés près des ruisseaux, dans les vallées des affluents du Cher, déjà occupées en pied de coteau par les villages de la vallée comme Saint-Georges-sur-Cher, Angé ou Pouillé. L'urbanisation se répartit en plusieurs noyaux dont le principal se situe dans la vallée, les autres se répartissant sur les hauts de coteaux. Des fermes isolées ponctuent enfin le territoire agricole, occupant un paysage ouvert et vaste, où le regard est libre de se déployer vers le lointain sans contraintes.

Patrimoine bâti aux volumes simples de calcaire et de tuiles plates, Parcay, Saint-Georges-sur-Cher     Caves troglodytique de Beauval, nord de Saint-Aignan, sur les rives du Traîne Feuille
L’architecture donne une belle unité à l’ensemble du paysage bâti : le calcaire très présent constitue le matériau principal de construction tandis que les petits toits de tuiles plates coiffent des volumes simples. Les jardins et les murs d’enceinte viennent précieusement s’imbriquer dans le tissu plutôt dense des centres. Toutes ces caractéristiques garantissent la qualité du patrimoine bâti et paysager de ce territoire dominé par l’agriculture.

Silhouette perchée de Châteauvieux     Quartier troglodytique de Madelon,  installé au pied de la falaise, Châteauvieux

Façade troglodytique du village de Châteauvieux
Le site de Châteauvieux (site inscrit) se démarque particulièrement par sa situation géographique spectaculaire : le village s'installe à flanc de coteau et perche son château et son église. Un habitat troglodytique et des caves viennent s'imbriquer dans un tissu urbain plus classique. Selon l'endroit d'où il est observé, le site offre l'aspect d'un village dense de piémont, d'une file de maisons organisées en peigne perpendiculairement à la falaise ou d'un jardin ponctué, ici et là, de maisons incrustées dans la falaise.

Des extensions urbaines qui remontent sur les rebords des vallées

Urbanisation remontant en sommet de coteau et masquant les vues sur la vallée depuis les hauteurs, le Pernas, Angé     Urbanisation et plantations en sommet de coteau banalisant le paysage des coteau, la Vallée Pitrou, Saint-Georges-sur-Cher
Les extensions urbaines, bien que relativement localisées près de la vallée du Cher, remontent par endroits dans l'épaisseur du paysage des coteaux. Leur visibilité à travers le paysage largement ouvert tend à affaiblir leur qualité d'ensemble, notamment à l'approche des villages.
Deux phénomènes de conjuguent pour créer des limites floues et incertaines :
-    une urbanisation diffuse de maisons isolées, essaimées sur les pentes et les sommets de coteau, consomme l'espace agricole au contact des villages ;
-    une urbanisation linéaire progresse le long des routes de fond de vallée et sur les replats, faisant se rejoindre les villages entre eux.
Ces dilatations du bâti sont particulièrement sensibles à l'approche de Saint-Aignan et sur la rive qui fait face à Montrichard : les hameaux isolés s'étirent peu à peu pour rejoindre les centres de Saint-Julien-de-Chédon ou de Saint-Georges-sur-Cher, plus bas dans les vallées.

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