Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Accueil » Unités de paysage » 16/ La Loire de Blois aux portes de Chaumont » Description

Description


Une prégnance de boisements bornant les horizons

Coteau de la rive gauche,  occupé par la Forêt de Russy

Belle lisière de la Forêt de Russy, occupant le plateau solognot et le coteau     RD 751, élégamment accompagnée de boisements
Dans le prolongement aval de Blois, la vallée de la Loire prend un visage inédit dans le département : très peu urbanisée, elle apparaît principalement cernée de boisements qui cadrent le paysage dans un couloir de coteaux désormais élevés, encore rehaussés par les lisières. Au nord, la forêt de Blois couvre le plateau de Beauce sur une surface de 2 800 hectares et s'avance très près du rebord de coteau. Au sud, c'est la forêt de Russy qui délimite le paysage en occupant à la fois le rebord du plateau solognot et le coteau lui-même. Plus à l'aval, le Beuvron, qui ouvre le coteau pour s'écouler dans la vallée, est lui aussi bordé de boisements qui cadrent la rivière et prolongent l'écrin de végétation en direction de la Sologne. Enfin, les coteaux raides à l'amont de Chaumont-sur-Loire sont à leur tour entièrement coiffés de boisements, tenant la  RD 751 dans un long couloir forestier.

Jeune plantation de peupliers près de la Loire, RD 751
Dans la plaine, l’agriculture très présente partage le fond de vallée avec d’autres boisements comme ceux du Renard ou des Vallées, au sud de Chouzy-sur-Cisse, ou ceux de Perreux, à l’est d’Onzain. Majoritairement, il s’agit de peupleraies adaptées aux sols humides des bords du fleuve. La perception d’un paysage boisé est accentuée par leur présence mais elles limitent le champ de vision.

Ripisylve de la Loire, auprès de la levée, RD 152 près du château de la Vicomté     Grande culture en plaine, bordée au sud par la ripisylve du Cosson

Vue de la vallée bordée par la ripisylve de la Loire et celle du Cosson depuis la levée, RD173
La vallée de la Loire est accompagnée de rivières et de ruisseaux courant en parallèle, souvent sur plusieurs kilomètres, avant de former une confluence. Ce phénomène, bien particulier au paysage ligérien, est lié au bombement de la terrasse du fond de plaine, qui maintient les affluents en pied de coteau et retarde leur confluence. C'est le cas de la Cisse et du Cosson, qui dessinent des paysage bien préservés : alors que la plaine est en grande partie vouée à la grande culture, les affluents s'environnent d'une diversité d'occupation des sols qui enrichit les ambiances : en transition entre l'espace agricole et les boisements, un maillage de bocage et de boisements de zones humides contribue à assurer des continuités végétales entre coteaux, prairies et champs cultivés. Le paysage apparaît tout particulièrement remarquable sur les berges du Cosson, au pied du coteau urbanisé de l'Aumône et de Madon.

Au bord même de la Loire, la ripisylve est également développée et fixe des bancs sableux d'où il est possible d'approcher l'eau. Les vues sur le fleuve restent rares mais sont favorisées par la présence des levées sur lesquelles passent les routes : la RN 152 en rive droite et la RD 173 en rive gauche, plus calme et propice à la découverte du fleuve.

Une urbanisation contrainte qui développe des sites bâtis variés

Site bâti de Chouzy-sur-Cisse, au contact de prairies aménagées pour le public     Site bâti de Chailles, abrité par la lisière boisée de la forêt de Russy

Candé-sur-Beuvron, magnifié par le recul offert par la rivière
Le territoire de confluence entre Loire et Beuvron est également baigné par les eaux de la Cisse et du Cosson. L'ensemble laisse peu d'opportunités à l'urbanisation pour se développer. Sur les coteaux et les rebords de vallée, les forêts anciennes ont constitué un frein efficace au développement de l'urbanisation, malgré la proximité de Blois. Dans cette situation, toujours aux marges de la vallée, les villages se sont développés selon quatre typologies bâties :
- certains ont mis à profit les coteaux en éperons formés par l'entrée des affluents dans la vallée de la Loire. C'est le cas de Candé-sur-Beuvron et de Chouzy-sur-Cisse, qui se tournent moins sur la Loire que  sur leurs affluents au cours plus serein ; Candé-sur-Beuvron, en particulier, s'organise en strates d'urbanisation historique harmonieusement installées dans la pente, et rejoint le Beuvron qui coule à ses pieds, offrant un dégagement valorisant sur le village. Isolé par rapport au reste du village, le château marque la plaine agricole sur laquelle il s'ouvre par son élégante façade blanche de tuffeau.
- en appui sur le coteau, certains hameaux déploient plutôt une urbanisation linéaire qui surplombe légèrement la plaine. C'est le cas de Madon, dont le centre groupé s'étire aujourd'hui le long de la route en descendant le coteau ;
- sur le rebord du plateau solognot, Villelouet s'installe à l'interface entre le Val de Loire et la Sologne Viticole ;
- enfin, Chailles se love au creux d'un vallon sec en appui contre la lisière de  la forêt de Russy.

Village de Candé-sur-Beuvron, accroché au coteau
Château de Candé-sur-Beuvron, orienté vers la plaine agricole de la Loire

Un urbanisme de qualité fragilisé par des extensions bâties gourmandes en espace

Coteau urbanisé privatisant les vues sur la vallée, Chailles

Vue du coteau des Grouëts, urbanisé anarchiquement, depuis la plaine agricole     Absence de plantations d’accompagnement en limite d’extension bâtie récente
Les villages étant fortement contraints par l'inondabilité, la vallée donne au premier abord le sentiment d'être peu habitée. Pourtant, elle est soumise à un fort développement bâti : trouvant refuge sur les coteaux et plateaux, les nouvelles constructions, trop systématiques dans leurs formes architecturales et leurs mode d'implantation, se déploient au fil de la  route sous forme de maisons individuelles. De Chailles à Candé-sur-Beuvron, les limites urbaines tendent peu à peu à se confondre, provoquant une succession de maisons individuelles sur le plateau.

En rive droite, Chouzy-sur-Cisse se dilate également en zones pavillonnaires qui occupent le rebord du plateau au devant de la forêt de Blois. Jusqu'aux Grouëts, dont l'urbanisation est largement visible depuis la rive gauche, une dernière coupure urbaine est maintenue par le fragile coteau cultivé des Argençons.

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