Atlas des paysages
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Description


Une plaine formée par un méandre de la Loire

La Loire coulant au pied de la monumentale Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux

La centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux installée dans un méandre de la Loire
La Loire possède un cours relativement régulier. Seul un méandre est fortement marqué entre Saint-Laurent-Nouan et Avaray où elle passe rapidement de la rive droite à la rive gauche en traversant perpendiculairement la plaine. Ce méandre était appelé « la Grande Jeanne » par les mariniers. Une légère terrasse alluviale en amont du département maintient la Loire à distance du coteau dont elle se rapproche au Tertre d'Avaray pour ensuite faire un coude et rejoindre l'autre coteau à Saint-Andrault. La vallée atteint ici plus de 2,5 kilomètres de large. Son coteau sud, peu marqué et subtil, est bordé par la zone humide de l'Ardoux, qui vient de Sologne. Le ruisseau creuse alors la plaine et forme une vallée secondaire qui se distingue dans le paysage par des boisements denses de ripisylve. En contraste, le coteau de la rive nord apparaît quant à lui pentu, constituant presque une falaise, mais il reste peu élevé, atteignant une dizaine de mètres.

Des grands espaces cultivés délimités par les ripisylves de la Loire et de l’Ardoux

Paysage ouvert de grande culture, Les Pièces de  Fin, Saint-Laurent-Nouan
Horizon cloisonné par la ripisylve de l’Ardoux depuis l’allée du Bac d’Avaray     La RD 951 à l’orée des bois de Sologne, entrée de Saint-Laurent-Nouan
La vallée est constituée de grands espaces agricoles largement simplifiés. De manière générale, le bocage qui la séquencait a aujourd'hui presque entièrement disparu. Les haies et les pâtures ont été remplacées par des cultures céréalières qui ont étendu la portée du regard vers le lointain mais aussi appauvri le milieu et simplifié le paysage de la vallée.

La complexité du paysage se devine, à des échelles plus fines, aux marges de la plaine : des boisements en pied de coteaux, des prairies et des ripisylves composent des ambiances plus variées. L'Ardoux, l'Îme, le Pisse-Vache, la Noue Gravelle ou le Lien cloisonnent l'espace agricole en relayant les coteaux bordés de taillis qui en dessinent les limites extérieures. La Loire elle-même est ourlée d'un épais manteau de taillis qui tranche avec ses abords : côte à côte, le sauvage et le domestique se côtoient.


Un paysage marqué par la centrale nucléaire

La centrale nucléaire apparaissant au-delà des arbres de la vallée

La centrale nucléaire visible au-dessus de la ripisylve de la Loire, depuis Nouan-sur-Loire     La centrale, objet monumental posé sur la plaine de Loire
La centrale nucléaire marque de sa présence cette séquence de vallée. Depuis l’autoroute A 10, sur le plateau de la Beauce, ses volutes de vapeur sont visibles au loin. Dans la vallée même, elle apparaît souvent au-delà des lignes d’arbres qui parcourent la plaine. De la rive gauche, elle émerge au-dessus des levées de protections des crues. La Loire, pourvue de trois autres centrales nucléaires (Centrale nucléaire de Belleville, de Chinon et de Dampierre), présente ici un méandre qui fut mis à profit par EDF en 1963 pour y installer la seconde centrale électronucléaire de France après Chinon. Elle fut complétée en 1973. Aujourd’hui, les  extensions de Mer et Saint-Laurent-des-Eaux  attestent de la dynamique générée par cette implantation : plus de 500 logements ont été construits pour loger du personnel d’EDF, et de nombreux employés ont construit leur maison dans la région, notamment en aval près de Vineuil et de Blois, par exemple.

Serres de production florale dont le chauffage est en partie assuré par l’eau de la centrale nucléaire
Au-delà de l’influence directe de la centrale, objet monumental posé sur la plaine de Loire, d’autres effets se font sentir même s’ils marquent peu les paysages de la vallée. Les eaux tièdes qui sont rejetées dans la Loire permettent à une faune et une flore particulière de se développer. D’un point de vue écologique, cela peut perturber l’équilibre des écosystèmes en place : l’introduction de la tortue de Floride, comme d’autres espèces exotiques, s’est faite au détriment des espèces autochtones. D’un point de vue économique, elle a permis le développement de la floriculture en chauffant des serres de production de roses, et de la pisciculture avec l’installation d’un élevage d’anguilles par exemple. 

Une urbanisation en retrait de la Loire

Village perché d’Avaray, accroché au coteau de la rive gauche     Centre de Saint-Laurent-Nouan

ferme isolée dans la plaine agricole,  Grand Champ
Les villages se sont développés à l’abri des principales crues. Les quelques mètres qui séparent le niveau de la Loire du plateau Beauceron ou Solognot suffisent à les mettre hors d’eau. Ainsi, les crêtes ou les coteaux ont été privilégiés : Avaray ou Lestiou s’accrochent à la falaise de la Loire en rive droite tandis que Saint-Laurent-des-Eaux se perche sur le rebord du plateau en rive gauche de la vallée. En contrebas de certains villages, des jardins se déploient en transition avec l’espace agricole. Ils sont destinés à la production légumière ou à l’agrément mais constituent toujours un premier plan qui met en valeur les sites bâtis.
Très peu de constructions se sont installées dans la plaine, même protégées par des levées enherbées. Quelques hameaux agricoles subsistent encore, comme Grand Champ, Sublette ou la Hiauderie.

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