Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Description


Un plateau entaillé de vallées basculant de la Beauce vers le Loir

Village de Verdes, inscrit dans une légère vallée des confins de la Beauce et du Loir

RD 957, ondulant au gré des vallonnements du plateau à l’approche de la vallée du Loir
Entre vallée du Loir et Beauce, le plateau calcaire s'anime, à ses confins nord, d'un relief nouveau qui introduit une diversité de paysages étonnante. Le basculement qui s'opère entre plateau et coteaux est formé de nombreuses entailles : le Baignon,  le Réveillon, la Houzé et d'autres affluents creusent leur chemin à travers les coteaux pour alimenter le Loir, laissant derrière eux les paysages ouverts des champs céréaliers.  La Beauce des grandes cultures s'achève ici, dès que les pentes des coteaux s'accentuent, laissant la place aux bois et aux prairies.

Un paysage marqué par la forêt

Ouverture du fond de vallée à La Ritière, près de Morée, vallée du Baignon

La naissance des vallées affluentes du Loir aux confins de la Beauce s'accompagne presque systématiquement de bois et de forêts. Leurs lisières jouent un rôle important en termes de paysage : elles se découpent en fonction d'un parcellaire plus petit ici qu'au milieu du plateau, et semble se déliter progressivement en petits bosquets isolés au milieu des cultures ; elles annoncent la présence des vallées au loin, qui restent peu habitées et souvent très densément boisées ; les villages s'y postent le plus souvent, entre forêt et cultures, sur les rebords des coteaux.
Certaines forêts se démarquent par leur taille :
- la Forêt de Rocheux, qui prolonge la Forêt de Marchenoir vers le nord, occupe toute la vallée affluente du Baignon et les berges des étangs de la Grille et du Ruchet, avant de s'ouvrir pour le laisser rejoindre le Loir à Morée.
- les Bois de Rochambeau, de Briscard ou de Meslay, le long du Réveillon et de ses affluents, accompagnent les rebords de coteaux et s'étendent jusqu'aux ripisylves, en laissant toutefois une précieuse petite place à l'agriculture en fond de vallée.
- les Bois du Coudray, de Villemalin et de Brulène sont longés par la Houzé qui rejoint ensuite Vendôme. Elle dessine une ouverture suffisamment large pour que des prairies puissent s'y développer, diversifiant les ambiances et les milieux.

Des vallées complexes qui tendent à se simplifier

Affluent du Réveillon, à Beauvilliers, dont la ripisylve a aujourd’hui totalement disparu au profit des labours

Très étroites, maintenues par des coteaux boisés marqués, les vallées sont relativement difficiles à mettre en valeur de façon équilibrée ; l’élevage, qui a entretenu les fonds ouverts jusqu’à aujourd’hui, apparaît de moins en moins présent, et les paysages tendent à se fermer. Ailleurs, à la faveur d’un élargissement, ce sont les grandes cultures qui ont pris le dessus : le calibrage des ruisseaux, réduits à la fonction de drains agricoles, la suppression des ripisylves et la mise en culture au plus près des berges contribuent à simplifier les milieux et les paysages diversifiés de ces territoires de transition.

Verdes, légèrement perché par rapport à la vallée de l’Aigre qui s’écoule en contrebas (à droite)
Au sein de cette frange Beauceronne, une vallée se différencie plus franchement des autres : la vallée de l’Aigre, qui coule à Verdes, et qui n’est bordée par aucun bois ; elle est presque entièrement occupée par une épaisse ripisylve en fond de vallée. Verdes se place en léger surplomb de la vallée, de part et d’autre de la rivière, et fait figure de village perché dans l’immense plateau beauceron. Visible de loin, le village baigné par les eaux de la rivière prend de ce fait un caractère verdoyant inhabituel, qui préfigure les situations bâties du Loir.

Des clairières ouvertes entre bosquets et forêts

Village de Renay, installé au cœur d’une clairière née de la rencontre des confins de la Beauce et du Loir
Des clairières demeurent cultivées sur les plateaux, mises à l'écart de la Petite Beauce par une multitude de petits bois privés occupant les terres les moins fertiles. La qualité de ces paysages tient à leur échelle : on y retrouve certes les grandes cultures de Beauce, mais les dimensions moins vastes, plus à l'échelle humaine, contribuent à entretenir une atmosphère plus « confortable » que sur le plateau.

Des villages qui se logent entre plateau et vallée

Exemple de village dont le tissu urbain est plus souple et moins dense qu’ailleurs en Beauce, Beauvilliers     Verdes, logé sur les petits coteaux de la vallée de l’Aigre

Au sein de ces ouvertures en clairières, le bâti se répartit un peu différemment de celui de la Beauce : les fermes isolées ponctuent plus régulièrement le territoire, les villages sont moins denses et moins groupés ; les maisons de bourgs s'organisent moins régulièrement en perpendiculaire à la rue.

Les villages prennent le plus souvent des positions stratégiques correspondant au point de basculement entre plateau et vallée, afin profiter au mieux des caractéristiques de chaque milieu : plus complexes et plus variés que celui du plateau, les paysages des confins de la Beauce sont marqués par des villages qui occupent toujours un site bien particulier, légèrement en surplomb des eaux :   Ecoman, La Ritière, La Grapperie, La Chapelle-Enchérie ou Verdes

Monumentale ferme beauceronne, Les Prés Millières, Villeromain     Corps de ferme de type longère dans le village de Beauvilliers

Bien que le type des constructions Beauceronne demeure prégnant, la proximité du Loir apporte une plus grande diversité de matériaux. La présence de silex dans le sol justifie son usage combiné au calcaire lacustre pour l'appareillage des murs maçonnés et la tuile plate coiffe des bâtiments aux formes moins rigoureusement géométriques.

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