Atlas des paysages
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Description


Une topographie très peu marquée

Discrète vallée de la Cisse, Pontijou

La Cisse s’écoulant entre les légers bombements des coteaux de Molinas

Alors qu'elle se creuse à partir d'Averdon et Marolles  pour rejoindre la Loire, la Cisse ne forme en Beauce qu'un léger pli humide. Ses nombreux méandres attestent de sa difficulté à s'écouler en surface, à la fois entravée dans son cours par les plates étendues et par la roche calcaire poreuse sous-jacente. Elle n'est profonde que de quelques mètres et ne montre pas encore de francs coteaux. Elle est plutôt ourlée de doux bombements côtelés, tapissés de graminées et parfois hérissés d'arbustes et de petits bois, comme le coteau de Molinas à Pontijou.

Une oasis dans la Beauce

Contraste marqué entre la Cisse verdoyante et le plateau agricole de la Beauce

La vallée de la Cisse se présente comme une rareté au cœur de la Beauce : auprès d'elle quelques villages se sont blottis, recherchant la proximité de l'eau.
Une vue aérienne suffit à mettre en évidence son importance en termes écologique et de paysage. Elle contraste avec les espaces de  grandes cultures par une mosaïque de milieux naturels : pelouses calcicoles, bois de chênes pubescents, de buis, forêt fraîche, marais et rivière créent un paysage complexe et diversifié sans pareil en Beauce. Elle constitue un espace corridor entre Beauce et val de Loire pour la faune qui y trouve refuge.
Au début du XXe siècle, les marais de la Cisse, plus ou moins tourbeux, étaient encore essentiellement pâturés par les moutons. Ils offrent aujourd'hui de grandes formations de roseaux, piquées de saules, qui tranchent singulièrement par leur caractère sauvage avec les paysages de plateau. Parce qu'ils n'offrent pas de potentiel agricole, certains îlots de nature sauvage ont été préservés. C'est notamment le cas des pelouses calcaires qui accompagnent les vallées, et dont la plus intéressante se trouve à la confluence de la vallée sèche de Grand-Pierre et de la Cisse, à Marolles et Averdon. 296 hectares de vallée sont ainsi classés Réserve Naturelle depuis 1979. Près de 40 % de la surface de la réserve sont formés d'écosystèmes d'intérêt européen. Parmi les milieux les plus représentatifs de la vallée de la Cisse, les pelouses calcaires caractérisées par les graminées (Brôme érigé et Brachypode penné) surprennent par la diversité de leur flore : divers Sedums, Lins et Hélianthèmes, des Orchidées et la très belle Anémone pulsatille s'y développent. Les boisements - dont la composition varie avec la topographie - sont riches en Champignons de toutes sortes. Les Mousses et les lichens bien que peu visibles sont incontestablement une des principales richesses des forêts à bois mort. Outre la rivière et les marais à la végétation commune, les terres agricoles et leur lisière retrouvent après quelques années en jachère une grande diversité d'espèces. On peut citer l'Euphraise de Jaubert (plante endémique du centre de la France) espèce protégée à l'échelon national.

Une vallée peu habitée

Centre de Marolles, d’aspect général très minéral, marqué par des maisons perpendiculaires à la rue     Ferme isolée de Grand Vitain, en surplomb de la vallée de la Cisse et de la vallée de la Grand Pierre, commune d’Averdon

Constructions récentes implantées au plus proche de la rivière, Pontijou

Si les villages ont cherché à s'approcher de la rivière, l'absence de coteaux marqués les a contraints à demeurer à distance raisonnable de ses eaux, les marais étant peu propices à l'installation de l'habitat. L'urbanisme beauceron des villages de la Cisse est donc très proche de celui de la Petite Beauce et profite de subtils reliefs pour se poster au-dessus de la vallée. L'habitat reste groupé et les fermes isolées se protègent derrières de hauts murs formant une cour carrée.
Seul le village de Pontijou s'approche très près de la rivière, laissant quelques récentes constructions s'approprier les paysages des berges, au risque de les banaliser.

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